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Actualités sur les sectes en août 2006

Religions Internet à la maison, soeur en pantalon : refusé par une école protestante
Sectes Assemblée nationale - Question/réponse - Michel Jean - T.J recouvrement
Sectes Assemblée nationale - Question - Alain Suguenot - Classification : conséquences
Sectes Assemblée nationale - Question - Pierre Morel-A-L'huissier- Lutte et prévention
Sectes Assemblée nationale - Question - Pierre Morel-A-L'huissier- Esotérisme
Sectes Assemblée nationale - Question - Pierre Morel-A-L'huissier- Tentatives d'entrisme
Sectes Assemblée nationale - Question - Pierre Morel-A-L'huissier- Multiplication des offres
Sectes D'une drogue à l'autre
Sectes Les maux d'enfant
Eglise internationale du Christ Audience de libération conditionnelle le 11 août pour Nathalie Gettliffe
Eglise internationale du Christ (*) 06/08/2006 L'affaire Gettliffe ou la manipulation sectaire gagnant-gagnant (URL)
Mormons "Le témoignage de Matthieu"
Problèmes médicaux Mort mystérieuse lors d'une cure de désintoxication
Dahn Yoga Ecole ou secte? Un décès qui demeure entouré de mystère
Actualités diverses Assemblée nationale : Réponse à, Bruno Bourg-Broc - Protection enfants
Dahn Yoga Ecole ou secte? Seung Heun Lee: docteur ou charlatan ?
Scientologie Fermeture d'un centre Narconon
Scientologie Le fisc pourrait rembourser 6 millions d'euros de TVA à la Scientologie
Falun Gong Un pilote de ligne chinois demande asile aux Etats-Unis
Religions Dieu super star : le nouveau rêve américain
Actualités diverses Les cyberprédateurs avancent masqués sur la toile
OTS (Ordre du temple solaire) Hécatombe à la secte
Eglise internationale du Christ Une juge décidera vendredi si Nathalie Gettliffe peut être libérée sous caution
Dahn Yoga Une école de Yoga associée à une secte
Scientologie A Château Rouge les scientologues font mouche avec la drogue
Aum Condamanation à la peine capitale confirmée
Actualités diverses Le curé faisait sonner les cloches pour perturber une manifestation néonazie
Falun Gong Des membres du Falun Gong seraient victimes d'un trafic d'organe
Témoins de Jéhovah Treize ans d'attente, huit jours de travail
Eglise Internationale du Christ Nathalie Gettliffe restera en prison
Eglise Internationale du Christ Le refus de libérer Nathalie Gettliffe est "choquant et scandaleux" (avocat)
Eglise Internationale du Christ Affaire Gettliffe: la France demande un geste humanitaire au Canada
Coup de gueule A propos de l'affaire Gettliffe
Scientologie Le centre Narconon a cessé ses activités. Pour mieux renaître ?
Raël Un excommunié règle ses comptes avec Raël
Raël Raël dénoncé - Preuves attendues
Coup de gueule La Paramount et Tom Cruise
Religions Nonne roumaine crucifiée : le procès du prêtre "exorciste" reporté
Témoins de Jéhovah L'Ousbékistan met fin à l'activité des Témoins de Jéhovah
Landmark La secte qui vise les ados
Actualités diverses La crêche l'Enfanfreluche en liquidation judiciaire
Scientologie Se sortir de la Scientologie
Eglise internationale du Christ Vers un nouvel appel pour la libération conditionnelle de Nathalie Gettliffe
Mormons L'Eglise déclare que les sectes polygames ne sont pas des Mormons
Satanisme Cimetiere profané au Tessin
Raël Mes 19 ans chez les raéliens
Religions Père Marie-Dominique Philippe
Mormons fondamentalistes Un gourou polygame sous les verrous
Kingston Group Mon mari était déjà celui de ma soeur aînée

(*) Articles et documents qui compte tenu de leur taille, ne sont pas ci-dessous, mais sur une page particulière ou sur le Web

 


Pays-Bas : Religions

Internet à la maison, soeur en pantalon : refusé par une école protestante

AFP , 1er août 2006

[Texte intégral]

LA HAYE - Une école néerlandaise protestante extrêmement stricte a obtenu en justice le droit de refuser l'inscription d'un élève dont la famille a télévision et internet, et dont la soeur porte le pantalon, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le tribunal d'Utrecht (centre) a estimé que le rejet de l'inscription de ce garçon de 16 ans pouvait être justifié pour protéger l'identité de l'école.

Sa famille dispose d'un téléviseur et d'une connection internet à domicile, ce que l'école juge "blasphématoire". La soeur du jeune hommme est également autorisée à porter le pantalon, alors que l'établissement insiste sur "la distinction biblique entre homme et femme, manifestée par le vêtement (ou) la coiffure".

Quelque 6% des Néerlandais font partie de l'Eglise protestante "réformée", une confession très stricte qui n'a pas de lien avec les Eglises calvinistes francophones du même nom. Au sein de cette Eglise, un petit groupe dit "l'Eglise des bas noirs", en référence à l'habillement des femmes, refuse pour l'essentiel ce qu'il estime être les dérives du monde moderne.


France : Sectes

Assemblée nationale - Question - Michel Jean - T.J recouvrement

JO , 1er août 2006

12ème législature
Question N° : 85500  de M. Michel Jean ( Socialiste - Puy-de-Dôme ) QE 
Ministère interrogé :  économie 
Ministère attributaire :  économie 
 Question publiée au JO le : 14/02/2006 page : 1432 
 Réponse publiée au JO le : 01/08/2006 page : 8089 
  Rubrique :  impôts et taxes 
Tête d'analyse :  contentieux 
Analyse :  Témoins de Jéhovah. recouvrement 

Texte de la QUESTION :  M. Jean Michel souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le non-paiement de la dette fiscale par l'organisation dite des Témoins de Jéhovah. En effet, selon les propres paroles du ministre délégué au budget devant l'Assemblée nationale le 24 octobre dernier, les Témoins de Jéhovah n'ont toujours pas payé leur redressement fiscal. Le montant de cette dette s'élevait déjà en 2004 à plus de 45 millions d'euros, impôts et pénalités comprises, lors du rejet de leur pourvoi en cassation. Cette situation est totalement injustifiée et injustifiable car en aucun cas l'État ne doit être indulgent envers une organisation classée comme secte par le rapport parlementaire de 1995. Prosélytes et adeptes de la manipulation mentale, les témoins de Jéhovah détournent à leur profit la loi de 1905 en revendiquant le statut d'organisation cultuelle pour obtenir des avantages fiscaux (exonération de taxe foncière et d'habitation, déductions fiscales pour les donateurs...). L'hétérogénéité d'interprétation des juridictions administratives en la matière leur permet de jouer d'ambiguïté et de refuser ainsi le paiement de leur dette fiscale. Il faut toutefois rappeler que le Conseil d'État s'est toujours refusé à reconnaître à l'organisation des Témoins de Jéhovah le caractère d'association cultuelle. Elle ne répond pas en effet aux critères selon lesquels une association cultuelle doit avoir pour objet exclusif l'exercice public d'un culte et le respect de l'ordre public. Par ailleurs, les Témoins de Jéhovah projettent de construire à Deyvilliers, dans les Vosges, une salle de réunion de 1 500 personnes, et ce sans permis de construire. Les frais engendrés se chiffrent actuellement à plus de 600 000 euros, inquiétant fortement les contribuables de Deyvilliers. On peut se demander en quoi ces derniers devraient supporter financièrement les activités prosélytes d'une organisation sectaire, riche de plus de 152 millions d'euros. Il lui demande donc ce qu'il entend faire pour que les dettes de cette organisation soient entièrement payées, rassurer les contribuables de Deyvilliers et s'opposer plus fermement aux abus de telles organisations. 

Texte de la REPONSE :  Les règles légales du secret édictées au profit des contribuables s'imposent à l'administration. Elles ne permettent pas de réponse à l'honorable parlementaire s'agissant de la créance restant due dans cette affaire, qui est traitée dans les conditions posées par la loi. 

SOC 12 REP_PUB Auvergne O


France : Sectes

Assemblée nationale - Question - Alain Suguenot - Classification : conséquences

JO , 1er août 2006

12ème législature
Question N° : 101587  de M. Suguenot Alain ( Union pour un Mouvement Populaire - Côte-d'Or ) QE 
Ministère interrogé :  justice 
Ministère attributaire :  justice 
 Question publiée au JO le : 01/08/2006 page : 7966 
  Rubrique :  ésotérisme 
Tête d'analyse :  sectes 
Analyse :  classification. conséquences 

Texte de la QUESTION :  M. Alain Suguenot appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la lutte contre les sectes. Celle-ci est primordiale contre toute organisation qui s'avère dangereuse et endoctrinante pour les individus, à des fins d'ailleurs très souvent financières. Cependant, il faut être très prudent et ne pas tomber dans la stigmatisation systématique de certains courants philosophiques ou religieux qui n'ont rien de sectaire mais sont parfois considérés comme tels par certains qui ne les différencient pas des sectes. II peut alors y avoir un risque d'atteinte à la liberté de religion ou d'opinion philosophique. Dans certains cas, cela peut même avoir des conséquences au niveau professionnel. Aussi souhaiterait-il savoir si le fait d'appartenir à une organisation répertoriée dans le rapport parlementaire annuel comme étant une secte est susceptible de justifier des mesures de rétorsion de la part d'un employeur privé ou de la part de l'exécutif d'une collectivité territoriale. 

UMP 12 Bourgogne N


France : Sectes

Assemblée nationale - Question - Pierre Morel-A-L'huissier- Lutte et prévention

JO , 1er août 2006

12ème législature
Question N° : 101015  de M. Morel-A-L'Huissier Pierre ( Union pour un Mouvement Populaire - Lozère ) QE 
Ministère interrogé :  jeunesse et sports 
Ministère attributaire :  jeunesse et sports 
 Question publiée au JO le : 01/08/2006 page : 7960 
  Rubrique :  ésotérisme 
Tête d'analyse :  sectes 
Analyse :  lutte et prévention
 

Texte de la QUESTION :  M. Pierre Morel-A-L'Huissier attire l'attention de M. le ministre de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur le rapport 2005 présenté en avril dernier par Jean-Michel Roulet, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), qui aborde le sujet de l'emprise sectaire sur les mineurs, qui s'exerce soit directement, soit par l'intermédiaire de parents membres d'organisations déviantes. Ce phénomène, particulièrement inquiétant, pourrait faire l'objet de campagnes de prévention et d'information auprès des jeunes, qui sont des proies toutes indiquées pour les organisations sectaires, notamment à l'adolescence, période connue pour être difficile sur le plan émotionnel et psychologique. Il le remercie de bien vouloir lui donner son sentiment en la matière. 

UMP 12 Languedoc-Roussillon N


France : Sectes

Assemblée nationale - Question - Pierre Morel-A-L'huissier- Esotérisme

JO , 1er août 2006

12ème législature
Question N° : 101016  de M. Morel-A-L'Huissier Pierre ( Union pour un Mouvement Populaire - Lozère ) QE 
Ministère interrogé :  affaires étrangères 
Ministère attributaire :  affaires étrangères 
 Question publiée au JO le : 01/08/2006 page : 7917 
 
Rubrique :  ésotérisme 
Tête d'analyse :  sectes 
Analyse :  lutte et prévention 
Texte de la QUESTION :  M. Pierre Morel-A-L'Huissier attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur le fait que certaines organisations sectaires se sont introduites dans le secteur de l'aide humanitaire d'urgence et tendent à manipuler mentalement les victimes de catastrophes naturelles ou autres, ce qui est très préoccupant. Lors de la présentation de son rapport 2005 en avril dernier, Jean-Michel Roulet, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), s'est dit inquiet devant une offre qui se multiplie et des microstructures qui continuent d'apparaître. Il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement en la matière. 

UMP 12 Languedoc-Roussillon N


France : Sectes

Assemblée nationale - Question - Pierre Morel-A-L'huissier- Tentatives d'entrisme

JO , 1er août 2006

12ème législature
Question N° : 101019  de M. Morel-A-L'Huissier Pierre ( Union pour un Mouvement Populaire - Lozère ) QE 
Ministère interrogé :  emploi, travail et insertion professionnelle des jeunes 
Ministère attributaire :  emploi, travail et insertion professionnelle des jeunes 
 Question publiée au JO le : 01/08/2006 page : 7949 
 
Rubrique :  ésotérisme 
Tête d'analyse :  sectes 
Analyse :  lutte et prévention 
Texte de la QUESTION :  M. Pierre Morel-A-L'Huissier attire l'attention de M. le ministre délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes sur le rapport 2005 présenté en avril dernier par Jean-Michel Roulet, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), qui dénonce les tentatives par des organisations sectaires multinationales de s'introduire dans de grandes entreprises, notamment via la formation professionnelle et le perfectionnement professionnel. Il souhaiterait connaître son sentiment en la matière. 

UMP 12 Languedoc-Roussillon N


France : Sectes

Assemblée nationale - Question - Pierre Morel-A-L'huissier- Multiplication des offres

JO , 1er août 2006

12ème législature
Question N° : 101018    de M. Morel-A-L'Huissier Pierre ( Union pour un Mouvement Populaire - Lozère )  QE     
Ministère interrogé :   intérieur et aménagement du territoire 
Ministère attributaire :        intérieur et aménagement du territoire 
        Question publiée au JO le : 01/08/2006 page : 7956   
                Rubrique :      ésotérisme     
Tête d'analyse :        sectes 
Analyse :       lutte et prévention    
Texte de la QUESTION :  M. Pierre Morel-A-L'Huissier attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, sur le risque sectaire. Ce risque est réel, il s'amplifie même, selon Jean-Michel Roulet, président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Lors de la présentation de son rapport 2005 en avril dernier, il s'est dit inquiet devant une offre qui se multiplie et des microstructures qui continuent d'apparaître. Quatre domaines sont particulièrement préoccupants, parce qu'ils concentrent le plus grand nombre de victimes et que trois d'entre eux touchent les personnes les plus vulnérables : l'emprise sectaire sur les mineurs qui s'exerce soit directement, soit par l'intermédiaire de parents membres d'organisations déviantes ; l'engouement de certains malades et de leurs proches pour les « alter-médecines », qui n'ont aucune validation scientifique et qui sont pratiquées par des « thérapeutes » autoproclamés, issus de sectes à vocation spirituelle ; la pénétration du secteur de l'aide humanitaire d'urgence et la manipulation mentale des victimes de catastrophes naturelles ou autres ; enfin, les tentatives par des organisations sectaires multinationales de s'introduire dans de grandes entreprises, notamment via la formation professionnelle et le perfectionnement professionnel. En conséquence, il souhaiterait connaître les mesures qu'il entend prendre en la matière. 
         
UMP 12 Languedoc-Roussillon N


France : Sectes

D'une drogue à l'autre

L'Express , 3 août 2006 par Solenne Durox

[Texte intégral]

Sous couvert de lutte contre la toxicomanie, la Scientologie tente d'attirer de nouveaux adeptes

Sortie du métro Château-Rouge, à Paris, un matin de juillet. Les bénévoles de l'association Oui à la vie, non à la drogue distribuent aux passants des livrets d'information sur l'ecstasy, l'héroïne ou le cannabis. Carole et ses enfants signent la pétition et s'engagent à devenir « ambassadeurs pour une vie sansdrogue ». Fionna, 12 ans, prévoit d'apporter les livretsà l'école « pour en faire un exposé ». Quand on lui apprend que l'association est financée par la Scientologie, classée parmi les sectes dans les rapports parlementaires de 1995 et 1999, Carole ne regrette pas d'avoir signé. -« Je ne soutiens pas la Scientologie, dit-elle, mais c'est pour la bonne cause. »

Karim, 28 ans, dont le frère est mort d'une overdose, a peur pour ses enfants : « S'ils devaient y toucher, je me tournerais vers cette
association. Je lui fais confiance. »

Depuis quelque temps, la Scientologie se sert de la lutte antidrogue pour s'offrir une virginité. Mais, par méconnaissance, certains jeunes drogués et des parents désemparés risquent d'être recrutés. « S'ils veulent vraiment s'en sortir, nous les orientons vers les centres Narconon », explique François, l'un des bénévoles.

«Des théories incorrectes»

Ce programme antidrogue, dispensé à travers le monde depuis 1966, est fondé sur les travaux de L. Ron Hubbard, auteur de science fiction et créateur de la Scientologie. Le traitement, dit naturel, combine des exercices de communication et une procédure de purification. Jogging, sauna et vitamines à très haute dose, le tout censé déloger les toxines des « tissus adipeux », pour environ 80 euros par jour. Taux de succès affiché : 70 %. Pour ceux qui finissent le programme... A l'instar de plusieurs études très critiques, l'avis fourni en 1996 au Conseil national suédois de la santé par le Pr Folke Sjôqvist est, lui, sans appel : les méthodes « reposent sur des théories incorrectes et ne devraient pas être uti lisées dans le cadre de la médecine suédoise ».

Les scientologues prévoient d'ouvrir un centre Narconon en France d'ici à deux ans. Le dernier avait fermé en 1984, après la mort d'une patiente.


France : Sectes

Les maux d'enfant

L'Express , 3 août 2006 par François Koch

[Texte intégral]

La protection des mineurs, particulièrement vulnérables face aux gourous, est au cœur de la mission de la nouvelle commission d'enquête parlementaire

Pourquoi les députés unanimes viennent ils de voter la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la nocivité des sectes à l'égard de la santé physique et mentale des enfants ? « Parce que la situation s'est détériorée depuis dix ans », soutient le président de la toute nouvelle commission, le député (UMP) du Rhône Georges Fenech.

Après le rapport parlementaire de 1995, très généraliste, et celui de 1999, sur l'argent des sectes, le cru 2006 se focalisera donc sur les victimes les plus vulnérables. « On estime à 80 000, dont 45 000 chez les Témoins de Jéhovah, le nombre de mineurs sous emprise sectaire », souligne Catherine Picard, présidente de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (Unadfi).

Pour Jean-Michel Roulet, président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), le danger est aujourd'hui plus grand pour les enfants parce que le paysage sectaire s'est atomisé : « Des centaines voire des milliers de groupuscules portent atteinte à la santé d'enfants de manière d'autant moins visible que les gourous abandonnent généralement leurs chapeaux à plumes pour de simples blouses blanches. »

A la fin de l'année, les parlementaires proposeront des actions préventives et de nouvelles lois. Reste à savoir si elles seront efficaces pour juguler un fléau déjà identifié depuis de nombreuses années.
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En ligne de mire Parmi les principaux mouvements sectaires identifiés par la Miviludes ou l'Unadfi, la commission d'enquête parlementaire sur les dangers des sectes à l'égard des enfants pourrait étudier:

- l'ancien et mystique ordre de la Rose-Croix (Amorc)
- la Communication facilitée(comme technique)
- Ecoovie
- la Famille (ex-Enfants de Dieu)
- la Fraternité blanche universelle (FBU)
- les Frères de Plymouth n°4
- Horus
- les Enfants indigo
- Invitation à la vie (IVI)
- la kinésiologie (comme technique)
- Kryéon
- Krishna
- la Nouvelle Acropole
- le Mouvement raélien
- la Scientologie
-SahajaYoga
- la Soka Gakkaï;
-Tabitha's Place
- les Témoins de Jéhovah.


Canada : Eglise internationale du Christ

Audience de libération conditionnelle le 11 août pour Nathalie Gettliffe

AFP, 5 août 2006

[Texte intégral]

VANCOUVER (AFP) - La Française Nathalie Gettliffe, détenue au Canada depuis avril dans une affaire d'enlèvement et de garde d'enfants, doit se présenter au tribunal le 11 août pour une audience concernant son éventuelle libération conditionnelle, selon les autorités judiciaires.

L'audience de Nathalie Gettliffe était prévue début septembre, mais elle a été avancé au 11 août selon le registre de la Cour supérieure de la Colombie-Britannique, province de l'ouest canadien, interrogé vendredi par l'AFP.

Nathalie Gettliffe, 35 ans, est détenue au Canada depuis le 11 avril, où elle est accusée de l'enlèvement de ses propres enfants, un crime passible d'une peine maximale de dix ans au Canada. La jeune candidate au doctorat à l'Université de Colombie-Britannique (UBC) avait fui en 2001 pour la France en compagnie de ses deux enfants pour, selon elle, les soustraire à l'influence de leur père, membre de l'Eglise internationale du Christ, considérée comme un mouvement sectaire en France mais légale au Canada.

Nathalie Gettliffe qui est actuellement enceinte doit normalement accoucher en octobre, mais selon son ami actuel, Francis Gruzelle, elle est sous perfusion et sur le point d'accoucher, prématurément.

Contacté par l'AFP, le consulat français de Vancouver n'a pas voulu commenter l'état de santé de Mme Gettliffe, un porte-parole se limitant a déclarer que les autorités françaises étaient en "contact" avec la jeune femme qui vit dans une prison pour femmes en banlieue de Vancouver. "Je suis excessivement préoccupé par son état de santé et plus particulièrement par la santé de l'enfant qu'elle porte, mais j'ai besoin de plus d'informations", a déclaré son avocate canadienne, maître Deanne Gaffar. "Elle est alitée, c'est pourquoi elle a été incapable d'entrer récemment en contact avec moi", a-t-elle ajouté précisant que sa cliente avait une historique d'accouchement prématuré. Ses enfants Maximilien, 12 ans, et Joséphine, 11 ans, cachés en France par leur famille, ont été remis en juillet par la police française à leur père canadien, Scott Grant. "Elle a vu ses deux enfants mais je ne sais pas si elle a rencontré M. Grant", a assuré vendredi à l'AFP Lesley Aguirre, la tante de Nathalie Gettliffe qui vit dans la région de Vancouver.

Un tribunal de Colombie-Britannique avait rejeté en mai une première demande de mise en liberté conditionnelle de Nathalie Gettliffe et avait imposé une interdiction de publication sur les démarches judiciaires en cours. Son procès doit commencer à l'automne. 


France : Mormons

"Le témoignage de Matthieu"

Courriel , 8 août 2006

[Texte intégral]

Mon témoignage sur le mormonisme.

Né de parents convertis au mormonisme, c’est tout naturellement que j’ai reçu une éducation religieuse au sein de ce mouvement nommé « Eglise de Jésus Christ des saints des derniers jours ».

Convaincu, comme on me l’avait enseigné, que le Saint Esprit m’avait révélé que le mormonisme était la véritable église du Christ rétablie sur la terre, j’ai été baptisé assez jeune dans cette église.

Peu à peu, je me suis confronté à des opinions divergentes, et à différents textes critiques vis à vis du mormonisme.

J’ai trouvé sur Internet des citations racistes de la part de grands prophètes du mormonisme. Alors qu’au début je défendais sur Internet mes convictions, peu à peu je me suis rendu à l’évidence : un prophète disant (par exemple) que l’esclavage est une institution divine ne peut pas être le chef de la vraie église du Christ. Comment le prophète de Dieu peut-il soutenir l’esclavage ? Pourquoi avoir refusé la prêtrise aux noirs jusqu’à ce que le droit américain interdise ces discriminations ? J’ai assisté par la suite à une exposition sur le Christ, organisée par la Fédération Protestante de France. Ce fut pour moi comme une révélation, je découvrais alors un christianisme bien différent de ce qui m’avait été enseigné dans le mormonisme. Peu à peu, j’ai commencé à lire la bible avec un autre regard, et à douter de la véracité du mormonisme.

Après deux ans de réflexions, ne croyant plus au mormonisme, j’ai décidé de quitter ce mouvement, j’ai parlé de mes doutes à mon évêque mormon. Par la suite, j’ai confirmé mon choix en demandant que mon nom soit radié des fichiers de l’église mormone.

Je voudrais témoigner de ce que j’ai vu et vécu dans le mormonisme.

Les membres de l’ « église », d’abord ; Ils sont soumis à l’autorité de la hiérarchie qui est considérée comme divinement inspirée et instituée par Dieu. Ils considèrent que leur église est la seule vraie église et que toutes les autres dénominations, fussent-elles chrétiennes, sont dans l’erreur. On y retrouve même un certain nombre de personnes d’extrême droite allant jusqu’à dire que «le programme mondial de l’église, c’est le programme du front national ».

La hiérarchie ensuite ; Elle s’implique d’une manière excessive dans la vie privée des croyants. J’ai eu plusieurs entretiens avec des évêques, à leur demande. Ils posent d’innombrables questions sur la vie privée, certains allaient même jusqu’à me demander si je me masturbais ou de quel parti politique j’étais adhérent, ou encore si je payais bien la dîme. Je trouve que la hiérarchie s’implique trop dans la vie des gens. Cela va avec le point souligné plus haut, à savoir la soumission des adhérents à la hiérarchie.

Le fonctionnement ; Les membres de l’église mormone suivent tout un programme proposé par la hiérarchie : Soirées familiales, visites aux foyers, cours de séminaire puis d’institut, de prêtrise (pour les hommes), de la « société de secours » (pour les femmes), école du dimanche, activités diverses, etc.… Des manuels sont distribués pour étudier la Bible et les autres livres saints du mormonisme – livre de Mormon, Doctrines et Alliances, etc…-. La libre interprétation des textes n’est pas encouragée. On n’hésite pas à « recadrer » les mormons qui dévient de la ligne définie dans les manuels.

Les finances ; Une dîme de 10% des revenus est payée par tous les bons mormons pratiquants, sans que l’on sache exactement à quoi servent ces fonds : les comptes ne sont pas publiés. Selon des chiffres communiqués par "Deseret News Publishing Company", l'église mormone aurait dépensé l'équivalent de 22
ans de son budget humanitaire pour investir dans un centre commercial situé à Salt Lake City. Outre l’excès de dépenses en immobilier plutôt que dans l’aide humanitaire, je trouve profondément choquant que l’église mormone n’ait aucune transparence financière.

La doctrine enfin ; C’est sur des points de doctrine que j’étais en désaccord avec le mormonisme. Je ne croyais plus en cette hiérarchie qui imposait sa vision des choses. Je ne comprenais pas pourquoi les comptes n’étaient pas publiés, j’étais choqué par la doctrine qui changeait –sur les noirs par exemple, ou encore sur la polygamie- quand la loi américaine l’y obligeait …

De plus, la focalisation sur un conservatisme excessif (la misogynie et l’homophobie ne sont que deux exemples parmi tant d’autres), et la longue liste d’interdictions (pas de relation amoureuse avant 16 ans, pas de rapport sexuel avant le mariage, pas de tabac, de thé, de café, d’alcool, etc.…) qui s’imposent aux mormons ne me semblait pas pertinente.

Il y a aussi leur doctrine perverse selon laquelle le Saint Esprit révèle à chacun la véracité du mormonisme. Quand vous n’êtes encore qu’un gamin, et que l’on vous a répété cela depuis votre plus jeune age, vous finissez par y croire, quand bien même le Saint Esprit ne vous aurait rien révélé. Renier le Saint Esprit étant le plus grave péché, je vous laisse imaginer l’état psychologique de gens qui quittent le mormonisme et qui n’ont rien connu d’autre. Cette doctrine peut s’avérer destructrice pour le psychisme de jeunes trop endoctrinés.

La doctrine mormone sur le baptême me semble choquante : Outre le baptême pour les morts, j’ai du mal à admettre que l’on baptise les enfants à 8 ans. Soit le baptême est un sacrement comme dans les églises traditionnelles et il peut être pratiqué dès la naissance, soit il correspond à un engagement et s’engager à huit ans n’a à mon avis aucun sens, surtout que chez les mormons le baptême est un engagement avec l’église plutôt qu’avec Dieu.

Et puis pour finir, sur la question du salut, je n’étais pas d’accord. C’est en croyant au salut par la seule grâce du Dieu fait homme en Jésus Christ que j’ai été vraiment en désaccord avec la doctrine mormone.

Les mormons diront sans doute que je suis un anti-mormon, peut être même « un fils de perdition qui a renié le Saint Esprit », etc.… Pour ma part, je ne cherche qu’à témoigner de ce que j’ai constaté et vécu. Bien sur on trouve dans le mormonisme des gens très bien (comme par exemple l’enseignante que j’avais eue quand j’avais moins de 5 ans, et dont les enseignements étaient tout simplement chrétiens), mais on y trouve beaucoup trop de gens bien plus attachés à l’institution qu’au Christ, des gens fanatiques, des illuminés …

Globalement, le mormonisme, figé entre son institution mondiale et son rigorisme outrancier, me semble ne pas être propice à l’épanouissement des jeunes du 21eme siècle.

J’ai souhaité en toute liberté pardonner aux mormons pour les conséquences douloureuses de cette éducation assez particulière. Maintenant, c’est en homme libre, attaché à ses convictions et respectueux des convictions d’autrui, que je m’exprime et que je me reconstruis pour vivre ma vie comme je l’entends, loin des règles fixées par les potentats du mormonisme.


France : Problèmes médicaux

Mort mystérieuse lors d'une cure de désintoxication

Le Parisien , 8 août 2006 par Julien Dumond

[Texte intégral]

Le 18 juillet dernier, un toxicomane originaire d’Alsace est mort à La Voulte (Ardèche) au début d’un
« stage » à l’iboga, une racine africaine utilisée, dans ce cas, pour lutter contre la dépendance aux drogues. Le jeune homme, âgé de 26 ans, était arrivé la veille et avait consommé de cette substance dont le classement comme produit stupéfiant est en cours en France.

L’iboga, utilisé notamment dans la tradition ésotérique gabonaise pour entrer en contact avec les divinités, est déjà interdit en Belgique, en Suisse et aux Etats-Unis. Au tribunal de grande instance de Privas, une enquête pour « recherche des causes de la mort » a été ouverte et une autopsie pratiquée. «Nous attendons les résultats d’expertises toxicologiques, la piste de l’iboga est étudiée », confiait hier une magistrate. L’homme organisant ce « séminaire » nous a assuré que le toxicomane n’avait pris « qu’une cuillère d’iboga » et qu’il était certainement mort d’overdose suite à la « consommation d’autres drogues ».

« C’est un hallucinogène très puissant et dangereux »

Mais l’iboga fait débat. « Il y a deux utilisations connues en France, explique Patrick Sansoy, chargé de mission à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). D’une part, l’expérience personnelle, qui se rapproche souvent des dérives sectaires. L’autre usage propose de rompre avec l’addiction aux drogues, il y a eu des recherches scientifiques d’effectuées : le seul effet avéré de l’iboga est d’être un hallucinogène très puissant. C’est un produit dangereux. »

L’organisateur du séjour en Ardèche, qui fait aussi bien dans l’« expérience personnelle » que dans la désintoxication des toxicomanes, admet que ces stages « ne se font pas sous le contrôle d’un médecin ».  «Mais êtes-vous accompagné d’un médecin dès que vous consommez un verre de vin rouge ? », demande Gérard Sestier, à la tête de l’association Meyaya. L’homme ne souhaite pas donner le prix de ses cures, mais confirme une fourchette entre 500 et 800 € la semaine. « Tout cela pourrait être rapproché de la pratique illégale de la médecine, assure un policier. Il y a quand même une différence entre un verre de rouge et un produit en passe d’être classé stupéfiant. » Dans son rapport 2005, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) notait : « Le créneau du chamanisme commercial semble se développer via quelques initiatives personnelles de thérapeutes recrutant leur clientèle sur la foi d’une double promesse alliant le thème de la guérison à celui de la connaissance de soi. Très récemment en Ardèche, un séminaire de découverte de l’iboga, dont les effets peuvent être très dangereux pour la santé (risques de convulsions, paralysie ou mort), a été monté à l’initiative d’une association culturelle. » « Dans les pratiques traditionnelles africaines, les chamans connaissent leurs méthodes depuis des générations et possèdent les plantes qui peuvent servir d’antidotes à l’iboga, ce qui n’est pas forcément le cas des chamans français », ajoute un policier. « J’ai déjà fait bénéficier de cette expérience 8 000 personnes, prétend Gérard Sestier. Il y a même eu des médecins et un procureur de la République ! »

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Voir aussi : http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=40&page=69


Etats-Unis : Dahn Yoga

Ecole ou secte? Un décès qui demeure entouré de mystère

Le journal de Montréal, 8 août 2006 par Marie-Joëlle Parent

[Texte intégral]

Julia Siverls, professeure de 41 ans, de Brooklyn, est décédée, en juillet 2003, dans les montagnes de Sedona, en Arizona.

Elle participait à une ultime épreuve d'endurance pour devenir maître guérisseuse de Dahn Yoga.

Si la police a conclu à une mort par déshydratation et insolation, les circonstances de sa mort restent mystérieuses pour la famille, qui poursuit l'entreprise pour 84 millions de dollars devant la Cour suprême de l'État de New York.

La famille allègue que leur fille a été notamment droguée et poussée à bout au cours de cette randonnée.

La poursuite indique que Mme Siverls a été forcée de transporter un sac de pierres de 40 lb pendant plus de 30 kilomètres, tout en étant rationnée à l'égard de l'eau. Le leader du groupe l'aurait alors forcée à poursuivre sa route, même si elle est tombée inconsciente à deux reprises le matin. La famille dénonce aussi le fait que la police n'a été alertée que tard en après-midi, laissant Mme Siverls souffrante durant de longues heures toute la journée.

Le centre Dahn Yoga aurait aussi refusé de rapatrier le corps de la victime auprès de sa famille. Mais ce sont les déclarations de Robert Rueb, un membre qui faisait aussi partie du petit groupe, qui viennent encore entretenir les doutes de la famille, tel que le rapportait, il y a deux semaines, la revue Village Voice de New York. Rueb poursuit également Dahn Yoga, parce qu'il s'est blessé au genou au cours de cette randonnée extrême. «Quand Julia s'est évanouie, le maître l'a installée au pied d'un arbre pendant trois heures.

Quand elle s'est mise à trembler, tout le monde a paniqué, et c'est là qu'un des membres a tenté de la réanimer, mais en vain», raconte-t-il. Il ajoute qu'avant l'arrivée de la police, le groupe aurait aussi eu la consigne de se débarrasser des pierres et de dire à la police qu'il transportait des quantités suffisantes d'eau et de nourriture. Julia Siverls pratiquait le Dahn Yoga depuis deux ans. Elle était docteure en éducation de l'Université de l'Iowa.


France : Sectes

Assemblée nationale : Réponse à Bruno Bourg-Broc - Protection enfants

JO , 8 août 2006

[Texte intégral]

12ème législature
Question N° : 85155  de M. Bourg-Broc Bruno ( Union pour un Mouvement Populaire - Marne ) QE 
Ministère interrogé :  justice 
Ministère attributaire :  justice 
 Question publiée au JO le : 07/02/2006 page : 1174 
 Réponse publiée au JO le : 08/08/2006 page : 8449 
 
Rubrique :  enfants 
Tête d'analyse :  protection 
Analyse :  mission d'information. rapport. conclusions 
Texte de la QUESTION :  La mission d'information sur la famille et les droits des enfants propose dans le rapport qu'elle vient de rendre public de prévoir une formation spécifique pour les juges pour enfants avant leur prise de fonctions. M. Bruno Bourg-Broc demande à M. le garde des sceaux, ministre de la justice, de lui indiquer les perspectives de son action ministérielle s'inspirant de cette proposition parlementaire. 
Texte de la REPONSE :  Le garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à l'honorable parlementaire que la situation des juridictions pour enfants retient toute son attention, ainsi que tout élément pouvant contribuer à leur bon fonctionnement, notamment la formation des juges des enfants, celle-ci faisant l'objet d'un intérêt tout particulier. S'agissant de la formation initiale des magistrats, il doit tout d'abord être rappelé que, dès le début de leur scolarité, les auditeurs de justice se voient proposer un stage de plein exercice, d'une durée de dix semaines, sur un lieu de stage extérieur à l'institution judiciaire française. Un nombre significatif de stages a ainsi lieu chaque année au sein d'associations oeuvrant dans le domaine de la prise en charge de l'enfance et de l'adolescence délinquante ou en danger. Ces stages donnent lieu, de la part des auditeurs, à la rédaction de rapports écrits d'une vingtaine de pages, conservés sur le site intranet de l'école. Cette documentation sert de base, par la suite, à des travaux de réflexion lors de la période d'études. Durant les huit mois de période d'études à Bordeaux, au cours de la première année de formation, les auditeurs de justice travaillent par groupes de 15 à 18 auditeurs, de composition fixe, dits « groupes de directions d'études ». Ils y acquièrent les techniques professionnelles propres aux métiers de substitut des mineurs et de juge des enfants. Au cours de ces enseignements, d'une durée totale de cinquante heures, est privilégiée une approche très concrète (travail sur dossiers, exercices de simulations d'audiences). Un certain nombre de directions d'études est co-animé par un chargé de formation et des personnels éducatifs des secteurs public et privé de la protection judiciaire de la jeunesse ou de l'aide sociale à l'enfance. Des activités de groupe sont par ailleurs consacrées à des thèmes laissés au choix des auditeurs. Parmi ces thèmes ont figuré notamment en 2005 « l'intérêt de l'enfant », « les mineurs étrangers isolés », « la protection des mineurs et le phénomène sectaire », « l'accès au droit en milieu scolaire », ce dernier thème donnant lieu à un travail mené conjointement par les auditeurs de justice concernés et des groupes scolaires issus d'un collège de la banlieue bordelaise. Le stage de plein exercice d'une durée de douze mois, effectué dans toutes les fonctions, dont les fonctions consacrées aux mineurs, au parquet comme au siège, permet ensuite à l'auditeur de justice de se confronter à la réalité juridictionnelle, sous le contrôle de ses maîtres de stage, substituts du procureur de la République ou juges des enfants. Des stages d'observation auprès des services compétents dans le domaine de la protection de l'enfance complètent cette formation. Avant leur prise de fonction, les auditeurs de justice suivent une formation spécialisée composée de deux phases : d'une part, une période de spécialisation fonctionnelle théorique d'un mois à Bordeaux, en mars de la troisième année, au cours de laquelle ils participent à des sessions organisées dans le cadre du réseau des écoles de service public (RESP) et notamment avec le Centre national de formation de la protection judiciaire de la jeunesse et l'Ecole nationale de la santé publique. Certaines de ces sessions ont un lien direct avec la protection de l'enfance (prévention de l'enfance maltraitée, prise en charge de la maltraitance à l'égard des mineurs, prise en compte de la parole de l'enfant, mineurs délinquants,...). En outre, des enseignements spécialisés sont délivrés dans la perspective de la prise de fonction en qualité de juge des enfants. D'une durée d'environ cent heures, ce cycle de formation permet d'approfondir l'acquisition des techniques professionnelles et les connaissances en sciences humaines dans le domaine de la prise en charge des mineurs délinquants ou en danger. D'autre part, le stage de préaffectation de cinq mois, effectué en fin de scolarité dans la fonction choisie, permet de parfaire cette formation. Le futur juge des enfants travaille aux côtés d'un magistrat en exercice, effectue des stages complémentaires dans les services sociaux ainsi qu'auprès des substituts généraux et conseillers de la cour d'appel spécialisés dans le domaine des mineurs. Il doit, par ailleurs, être souligné le rôle de la formation continue dans l'accompagnement de la mobilité des magistrats, et dans la préparation et l'accompagnement aux changements de fonctions tout au long de la carrière ; celle-ci étant une donnée essentielle, au développement de laquellr l'Ecole nationale de la magistrature s'attache de manière prioritaire. Dans le contrat d'objectifs et de moyens que l'École nationale de la magistrature a signé en juillet 2004 avec la Chancellerie, figure une proposition consistant à rendre obligatoire une période de formation continue lors d'un changement de fonctions. D'ores et déjà, l'école propose systématiquement aux magistrats, lorsqu'ils changent d'affectations, de participer à des sessions et stages au cours desquels s'effectuent des échanges fructueux entre praticiens. En 2005, 40 magistrats nommés en qualité de juge des enfants ont suivi ces actions de formation. En outre, il doit être souligné que le programme de formation continue de l'Ecole nationale de la magistrature comporte de nombreuses actions de formation dans le domaine des mineurs et que sont, de même, mis en oeuvre des stages dans des structures spécialisées en la matière (police, gendarmerie, conseils généraux, secteur associatif, protection judiciaire de la jeunesse etc.). 
UMP 12 REP_PUB Champagne-Ardenne O

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Canada : Dahn Yoga

Ecole ou secte? Seung Heun Lee: docteur ou charlatan ?

Le journal de Montréal, 8 août 2006 par Marie-Joëlle Parent

[Texte intégral]

 Seung Heun Lee, créateur coréen du Dahn Yoga dans les années 1980, est aujourd'hui à la tête d'un empire de plusieurs millions de dollars, dont le quartier général se trouve à Sedona, en Arizona.

Si M. Lee se fait appeler Docteur ou Maître, ce dernier n'a pourtant aucun diplôme en médecine, mais plutôt un doctorat honorifique d'une université de Californie, tel que rapporté par The Journal News de New York.

Il affirme cependant avoir des dons surnaturels pour la guérison et les diagnostics. Le Dahn Yoga, qu'il a introduit aux États-Unis en 1991, est une discipline qui allie arts martiaux, étirements et prône la «respiration cérébrale» comme moyen d'autoguérison.

M. Lee projette de former d'ici dix ans 100 millions de guérisseurs pour arriver à former ce qu'il appelle «la société guérisseuse». Il y a déjà plus de 50 000 adeptes aux États-Unis.

Trafic illégal Si certains ex-membres et experts le qualifient de leader sectaire, M. Lee a également connu des démêlés avec la justice dans les années 1990 pour production illégale de suppléments alimentaires, tel que rapporté par la chaîne Eyewitness News de Las Vegas. L'entreprise qu'il a bâtie par la suite compte plus de 600 centres dans le monde, notamment au Japon, en Russie et en Grande-Bretagne. On dénombre neuf centres au Canada, et au Québec, à Brossard, à Laval et à Montréal. Sur différents sites Internet, on rapporte aussi qu'il est l'auteur de plusieurs livres sur la guérison, directeur du Korea Institute of Brain Science, président du World Earth Human Alliance for Peace, et fondateur de l'International Graduate University for Peace.

Techniques controversées Brian Cummings, neuroscientifique de Californie, est catégorique: les techniques de «respiration cérébrale» de M. Lee sont un canular. Ilchi Lee a donné une conférence il y a deux ans sur «la respiration cérébrale» à l'Université de Californie à Irvine (UCI). Le scientifique a vite fait de se rendre compte qu'il s'agissait d'un charlatan. «Il a essayé de montrer que les enfants pouvaient voir à travers des cartes, et ce fut un échec total» dit M. Cummings. «Mais voilà que depuis, il prétend sur son site Internet qu'il est un collaborateur de l'UCI. C'est tout à fait faux, il n'a même pas de diplôme universitaire», affirme M. Cummins, neuroscientifique de l'UCI.

Ce dernier ajoute qu'il ne s'agit que d'une tactique de marketing pour amasser plus d'argent.


Suisse : Scientologie

Fermeture d'un centre Narconon

Courriel, 11 août 2006

[Texte intégral]

Extrait du rapport de la commission chargée de contrôler la gestion du Conseil d'Etat du Canton de Vaud - Année 2005 (pages 102-103)

Suivi de Narconon confié à la COGES
Nous sommes en mesure de vous fournir les informations suivantes :
l'institution Narconon a cessé totalement ses activités à la fin de l'année 2005. Il semble que cette fermeture se soit même réalisée plus tôt. En effet, la visite de contrôle de cet établissement effectuée par le service le 21 octobre 2005 s'est trouvée en présence d'une institution inoccupée. C'est en demandant des informations suite à cette visite infructueuse que les responsables de NARCONON nous ont confirmé l'arrêt définitif de leur activité de « thérapie résidentielle » aux Plans-sur-Bex.


Angleterre : Scientologie

Le fisc pourrait rembourser 6 millions d'euros de TVA à la Scientologie

AFP, 11 août 2006

[Texte intégral]

LONDRES - Le fisc britannique pourrait avoir à rembourser au moins six millions d'euros à l'Eglise de Scientologie, après une décision juridique autorisant cette dernière à réclamer le remboursement de sa TVA depuis 1977, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Dans une décision rendue publique fin juillet, le Tribunal fiscal spécialisé (VAT and Duties Tribunal) a estimé que le fisc devait rembourser à l'Eglise de Scientologie la TVA qu'elle payait jusqu'en 2000, et dont elle a depuis été exemptée en obtenant le statut d'association à but non lucratif.

Publiée dans un premier temps, la décision du Tribunal a depuis été retirée, les deux parties demandant qu'y soient apportés des amendements, a expliqué vendredi à l'AFP une source du Tribunal.

Une porte-parole de l'Eglise de scientologie au Royaume-Uni a expliqué pour sa part que la décision du Tribunal avait été rendue publique "par erreur" et qu'elle était encore l'objet de délibérations vendredi.

L'Eglise de Scientologie avait été exemptée de payer la TVA en 2000. Or, selon les règles en vigueur jusque début 2006, personne ne pouvait demander le remboursement de TVA payée il y a plus de trois ans. Mais un jugement rendu cette année par le Tribunal fiscal a pour la première fois remis en cause ce principe.

Installée au Royaume-Uni depuis 1977 et inscrite au registre des sociétés, l'Eglise de scientologie peut donc réclamer un remboursement de TVA sur les années 1977 à 2000.

Selon la source du Tribunal, la somme que les impôts pourraient avoir à rembourser reste à déterminer, mais elle devrait être d'au moins 4,1 millions de livres.

La porte-parole de l'Eglise n'a pas confirmé pour sa part que la demande remontait à 1977. L'Eglise de Scientologie s'était vue refuser le statut d'oeuvre caritative (charity) au Royaume-Uni en 1999. Elle est classée en France comme une secte.


Etats Unis : Falun Gong

Un pilote de ligne chinois demande asile aux Etats-Unis

AFP, 11 août 2006

[Texte intégral]

Washington - Un pilote de ligne chinois, membre du mouvement spirituel chinois Falungong, interdit en Chine car accusé d'être une secte dangereuse, a demandé asile aux États-Unis par crainte de persécutions en Chine.

Yuan Sheng, 39 ans, pilote de la compagnie China Eastern Airlines, a expliqué lors d'une conférence de presse vendredi à Washington, avoir fait défection mardi à l'issue du vol Shanghai/Los Angeles dont il dirigeait l'équipage.

M. Yuan a indiqué qu'il avait été interrogé par la police juste avant son départ de Shanghai et affirmé qu'il craignait d'être arrêté, emprisonné et torturé s'il revenait en Chine.

Des responsables américains du département d'État ont refusé de faire des commentaires et l'ambassade de Chine à Washington a indiqué qu'elle n'avait pas connaissance de cette affaire.

L'Airbus de la China Eastern Airlines a quitté Los Angeles pour son vol retour vers la Chine vendredi.

Le Falungong est interdit en Chine depuis 1999. Ce mouvement affirme que des milliers de ses adeptes sont morts dans des camps à la suite de mauvais traitements et que des dizaines de milliers d'autres sont emprisonnés.

Le mouvement se présente comme une école de qigong, gymnastique traditionnelle chinoise où se mêlent exercices corporels et méditation.

La répression dont les adeptes sont victimes en Chine a suscité en Occident un vaste élan de solidarité, et a été condamnée par des ONG comme Amnesty International ou Human Rights Watch.

Les mouvements de lutte anti-sectaires ne qualifient pas le Falungong de secte, mais soulignent néanmoins que la soumission au maître et la valorisation purificatrice de la souffrance, donne au Falungong un discours aux accents apocalyptiques.


Etats-Unis : Religions

Dieu superstar : le nouveau rêve américain

Témoignages, 14 août 2006 " Publié dans l'édition du 14 août 2006 (page 3) Un avis sur un documentaire diffusé le 14 août 2006.

[Texte intégral

"Et si vraiment Dieu existait, il faudrait s’en débarrasser !". Pourquoi commencer ce papier par une déclaration volontairement provocatrice du camarade Bakounine ? C’est que si je n’ai nullement l’intention de nier ou d’affirmer l’existence d’un quelconque Dieu, sans vouloir non plus souscrire entièrement à cette phrase du célèbre anarchiste, je me dis que tout de même en y regardant de plus près, on peut trouver un fond de vérité dans cette maxime et la paraphraser en disant : "Si Dieu est présent dans la sphère publique, il faut s’en débarrasser".

Heureusement que notre pays n’a pas encore sauté le pas de l’intégrisme religieux. En cette année anniversaire du centenaire de la loi sur la laïcité, nous verrons par le truchement du documentaire "Dieu superstar : Le nouveau rêve Américain", ce qui pourrait nous arriver si demain, quelques apprentis sorciers du type Sarkozy venaient à toucher à notre loi sur la laïcité. Alors que notre pays a trouvé un juste équilibre entre la société civile et le pouvoir religieux, de toutes parts, les attaques contre ce qui a fait de nous une nation républicaine, sont de plus en plus agressives. Alors prenons garde que nos valeurs ne soient taillées à coup de "sabres et de goupillons". Croire est un droit inaliénable de l’individu qui ne peut s’imposer aux autres

La "croyance", ou pour certains la "foi", est un droit, mais elle ne peut interférer dans la sphère publique. Depuis quelque temps, des idéaux communautaristes se font jour. Certains militent pour que dans une éventuelle Constitution européenne, l’article premier stipule le rôle positif de l’Eglise romaine dans l’histoire de l’Europe, d’autres voudraient que l’on revienne à l’enseignement de l’église dans les écoles. Tout cela n’est pas à prendre à la légère. Nous voyons les dégâts faits par la religion en Pologne où actuellement deux jumeaux, simples d’esprit, sont au pouvoir au nom de Dieu. Nous avons vu les dégâts causés par Jean-Paul II en Afrique avec son appel à ne pas utiliser de préservatifs, enfin nous voyons la détresse des femmes irlandaises qui se mettent en danger parce qu’au nom de l’Eglise, le gouvernement de ce pays refuse le droit à l’avortement... La liste des dangers de l’implication de toutes les religions dans le domaine public n’est pas exhaustive et chacun pourra la compléter. Si la religion doit demeurer un des piliers de notre société, elle doit rester du domaine privé, elle ne peut intervenir dans la vie de la cité, si ce n’est dans le strict cadre de notre laïcité. Le mercantilisme politique pousse certains à courtiser telle ou telle communauté religieuse. Les vieux démons resurgissent alors que notre nation est devenue l’exemple de la stabilité à travers le monde grâce à la séparation des Églises et de l’État. Il y a eu trop de meurtres, trop de guerres au nom de Dieu et de nos jours, tous les déséquilibres du monde sont liés à des guerres de religion. L’Amérique est devenue un grand bateau ivre, ivre de religions ! On en vient tout naturellement au film de ce soir sur Télé Réunion, "Dieu superstar : Le nouveau rêve Américain". L’Amérique, depuis quelques décennies, découvre de nouveaux "Messies", jusque-là rien de bien méchant, mais le danger devient plus présent lorsqu’un président se fait porte-parole de Dieu et dirige l’état au nom de ce dernier. Tous les matins à la Maison-Blanche, c’est le même rituel, les conseillers du président Bush doivent s’y plier, la prière est obligatoire, là encore ce n’est pas bien méchant car après tout, libre à chacun de servir ce maître du monde, l’Amérique n’est elle pas une démocratie ! Mais là où cela se corse, c’est qu’il faut également dire la prière à chaque Conseil des Ministres, alors on voit la direction que prennent les responsables du pays le plus puissant du monde et dès lors le gouvernement iranien a beau jeu de déclarer que les différents conflits dans lesquels les USA sont partie prenante, sont des guerres de civilisation. Georges Bush légifère et discourt au nom de Dieu, l’Amérique toute entière est prise d’une frénésie de spiritualité, parfois douteuse. Un pays sous la coupe des illuminés

Le reportage de ce soir nous montrera les excès de cette nouvelle pensée qui déferle au pays de l’Oncle Sam. Dernièrement dans ce même pays, on a vu un illuminé qui a décidé d’ériger une ville où ne vivraient que des croyants (des "bons" de préférence) avec le soutien du gouverneur Bush, frère du président. D’autres illuminés remettent en cause la théorie de l’évolution de l’espèce, au nom du créationnisme, ils veulent interdire dans les écoles, l’enseignement de certaines découvertes, notamment la théorie du "Big Bang". Une seule théorie pour ces nouveaux fous de Dieu, l’Homme est apparu sur terre d’un coup, tel qu’il est, sans passer par la case évolution. Le créationnisme est tout aussi condamnable que le négationnisme. Vous pensez sans doute qu’il s’agit d’une minorité, détrompez-vous, c’est ce que tentera de nous démontrer le documentaire de ce soir. Des groupes de pression sont en passe de gagner, ils transforment peu à peu, État par État, les États-Unis en un vaste réservoir à prédicateurs, le tout avec l’assentiment des autorités. Bon nombre d’universités et d’établissements scolaires sont totalement coupés des réalités et enseignent le créationnisme aux futurs cadres de cette nation. ...

Ne pensez pas que cela ne soit pas un danger pour nous, l’Amérique est la première force mondiale, les sectes millénaristes et autres telle que la scientologie y sont reconnues comme des religions. N’oubliez pas que c’est le pays de référence de Nicolas Sarkozy, le gouvernement polonais s’en inspire, ce pays décrète qui fait partie ou non de l’axe du mal. Sans entrer dans une parano exagérée, le documentaire de ce soir nous montrera le contre-balancement de notre laïcité. Alors, si comme on peut le penser, la religion peut être un bien, qu’elle peut apporter le respect et une meilleure façon de vivre en commun, de la spiritualité qui aide à supporter à mieux l’agression, la maladie et la mort, l’exemple que nous verrons ce soir prouvera, s’il était nécessaire, que de notre République est peut-être, le bon chemin pour un vivre ensemble plus tolérant et moins exacerbé. Le juste-milieu n’est-il pas la raison et le respect de chacun dans ses croyances et ses différences ? Mais pour cela il ne faut pas que le spirituel guide les affaires de la cité.

Philippe Tesseron
http://www.espaceblog.fr/teletesseron/


France : Actualités diverses

Les cyberprédateurs avancent masqués sur la toile

Orange , 14 août 2006

[Texte intégral]

Derrière les masques angéliques de "Superlulu", 11 ans, et "Starlett", 13 ans, un seul et même prédateur de la toile "cherche nouveaux amis"... vos enfants internautes.

"Un pseudo peut cacher n'importe qui - Soyez vigilants sur Internet", avertit le slogan de la campagne "Le Masque", lancée en France par l'association Action Innocence (www.actioninnocence.org) pour sensibiliser parents, enfants et adolescents aux dangers de la navigation sur les sites dédiés aux 10-17 ans.

Jusqu'au 31 août, 6.000 emplacements dans les abribus de l'Hexagone accueillent les placards de la campagne, et à Paris, plusieurs espaces publics affichent à partir du 15 août et jusqu'à la fin du mois les portraits de "Superlulu" et "Starlett".

Cet automne, leurs masques s'animeront dans des spots cinématographiques et télévisés, et sur les "bannières" de sites pour enfants et adolescents du web, annonce Véronique Sima-Fromager, responsable de communication de l'association.

Le but de la campagne est d'inciter les parents à dialoguer avec leurs enfants et de proposer des règles de conduite: préférer l'ordinateur familial dans une pièce commune à un écran isolé dans la chambre de l'enfant, avertir ce dernier de ne jamais donner son nom, ses coordonnées, ou de diffuser photo ou vidéo de lui sur la toile et de ne jamais répondre à un rendez-vous fixé par un internaute.

Alain Permingeat, chef d'escadron à la division cyberpédophilie de la Gendarmerie de Rosny-Sous-Bois (région parisienne), préconise aussi une mise à niveau technique des parents pour maîtriser les outils de contrôle et de filtrage.

"Un PC, c'est comme une voiture, on ne le confie pas à un enfant seul" car la navigation à vue peut conduire le jeune internaute à des dérives sur des sites pornographiques ou pédophiles, à la manipulation de son image, voire à des rencontres dangereuses, dit-il.

Car les blogs, vlogs (blogs vidéo), chats, forums de discussions et autres messageries instantanées ou postées de la Toile sont autant "d'espaces à risques pour des enfants ou adolescents non avertis", avertit Sylvia Breger, criminologue spécialiste de la cyberpédophilie et porte-parole d'Action Innocence.

Or en 2005, 32% des mineurs internautes français de 9-17 ans se connectaient dans une pièce isolée comme un bureau ou leur chambre, 18% visitaient souvent des sites de chats et de forums de discussions, 22% utilisaient fréquemment les courriers électroniques, et 34% avaient déjà été confrontés à des contenus choquants, selon leurs parents sondés par l'institut IFOP.

Et 72% de ces parents reconnaissaient l'utilité de se procurer un guide d'information sur l'utilisation du net sans l'avoir jamais fait.

"Le cyberprédateur se cache derrière de faux pseudos dans les chats ou forums de discussions et fait tout un travail de manipulation pour isoler sa victime et l'emmener méthodiquement du virtuel au réel", explique Mme Breger.

Masqué sous un "pseudo" dans la chaîne de contacts des copains de copains, il peut facilement faire glisser le dialogue avec l'enfant de l'espace public du chat au mode plus confidentiel de la messagerie privée directe: "Il a ainsi toutes les cartes en main pour exercer des pressions sur sa victime ou la manipuler", explique le commandant Permingeat.

Mais "la cerise sur le gâteau, c'est le blog" et aussi désormais le vlog, poursuit la criminologue, citant la formule d'un cyberpédophile lors d'un interrogatoire.

Ce journal consultable par des milliers d'internautes offre au cyberprédateur une mine d'informations sur le profil et les habitudes de l'enfant ou de l'adolescent. Il lui suffit alors d'un clic sur le blog ou le vlog pour établir le contact.


France : OTS (Ordre du Temple Solaire)

Hécatombe à la secte

Le Monde, 15 août 2006 par Jean-Pierre Tenoux

[Texte intégral]

Le juge André Piller aime les journalistes. Au point de leur proposer, mercredi 5 octobre 1994, de se rendre par petits groupes à la ferme de la Rochette, à Cheiry, canton de Fribourg (Suisse), pour y faire "quelques images". Que la presse, qui part photographier les 23 corps sortis de la bâtisse incendiée et alignés sous des linceuls blancs dans le verger de la propriété, puisse brouiller au passage d'éventuelles traces ne l'émeut guère. Le magistrat, ce matin-là, en révélant au monde l'existence de l'Ordre du temple solaire (OTS), a d'emblée fait sienne la thèse du suicide collectif. Malgré les mains liées des victimes. Malgré les balles tirées sous d'improbables angles. Malgré les sacs plastique qui enveloppent les crânes et le dispositif de mise à feu de la maison, commandé à distance.

Quarante-huit heures plus tard, "pour ne pas choquer les croyants ni attirer les curieux", André Piller fera détruire le sanctuaire secret de la secte, creusé sous la demeure. A quoi bon s'encombrer d'un tel décor de carton-pâte puisqu'il n'y a pas de tueur venu de l'extérieur, donc pas d'empreintes à chercher ?

En laissant ainsi des pans entiers de l'affaire inexplorés, André Piller permettra à bien des fantasmes de prospérer. Certes, à 120 kilomètres plus au sud, ce même jour, Jean-Pascal Jacquemet, juge d'instruction du canton du Valais, optera pour un profil moins médiatique. Appelé aux Granges-sur-Salvan, où vingt-cinq autres cadavres ont été trouvés dans deux chalets brûlés, l'homme n'exploitera pourtant pas tous les éléments, comme le montreront plus tard des reporters en récupérant des pièces abandonnées sur place par les enquêteurs.

Ajoutées au manque de curiosité de la police canadienne après l'identification, toujours à la même date, de cinq autres corps de membres de l'OTS à Morin Heights, au nord de Montréal, ces carences ne seront jamais comblées. Quand Luc Fontaine, juge d'instruction à Grenoble (Isère), lance ses investigations après la découverte, le vendredi 22 décembre 1995, des dépouilles calcinées de seize autres adeptes dans la clairière du Trou de l'enfer, dans le Vercors, il le fait cette fois encore avec des moyens limités, sans être déchargé de ses autres dossiers, au grand dam des parties civiles.

Au final, avec le dernier "départ" de cinq membres de l'Ordre à Saint-Casimir (Québec), le samedi 22 mars 1997, 74 hommes, femmes, enfants ont trouvé la mort à l'occasion de ces "transits vers Sirius", du nom de l'étoile lointaine où leurs âmes étaient supposées commencer un nouveau cycle de vie. Les cadavres sont, la plupart du temps, revêtus d'une cape rituelle blanche, noire ou dorée, selon le degré d'initiation atteint. Auparavant, certains ont été tués à l'aide de calibres 22 long rifle, d'autres endormis après avoir pris des médicaments ou avoir subi une injection, prélude parfois à l'incendie de leurs cadavres. On ne saura jamais vraiment qui parmi eux était volontaire pour mettre fin à ses jours terrestres, quitte à se faire "assister", et qui a été assassiné. Sur des corps examinés dans le Vercors, les gendarmes ont relevé des traces de coups et de fractures. La preuve, pour leurs familles, d'ultimes tentatives de révolte.

Il faudra des mois pour démêler l'écheveau. A défaut de le comprendre. Car les deux gourous du groupe, Jo Di Mambro, 60 ans, ancien bijoutier dans le Gard reconverti dans le prêche apocalyptique, et Luc Jouret, 47 ans, le médecin homéopathe belge qui lui servait de recruteur, ont emporté leurs secrets dans la tombe, à Salvan, en 1994. Les enquêteurs devront se débrouiller avec le fatras laissé derrière eux. Côté ésotérique d'abord, avec un OTS bâti sur la légende des Templiers et de leurs avatars, mais dont la vocation première semble avoir été de faire de l'argent au profit de ses dirigeants. Cérémonies truquées suggérant aux adeptes l'apparition de leur grand maître, naissance d'un "enfant cosmique" supposé avoir été "conçu par théogamie" - autrement dit, sans rapport sexuel -, alors qu'il s'agissait de la fille de Jo Di Mambro et de sa maîtresse, rien n'a été épargné aux disciples crédules. Le mobile de la tuerie de Morin Heights se résumait d'ailleurs à éliminer un autre bébé que ses parents, en quittant la secte, avaient baptisé du même prénom, Emmanuel, que l'"enfant divin".

L'autre face de l'OTS, maintes fois évoquée, jamais mise en évidence par la justice, est faite de rumeurs : sommes d'argent considérables envoyées en Australie, liens avec l'ex-Service d'action civique, les services spéciaux, la Loge P2 italienne ou la mafia varoise, bien des pistes seront avancées. L'appartenance à l'OTS de deux policiers français, dont l'un, Jean-Pierre Lardanchet, a joué un rôle actif dans les tueries, posera aussi la question d'une infiltration ou d'une manipulation de l'Ordre. D'autant que Di Mambro, avant sa mort, a fait poster une lettre à Charles Pasqua, à l'époque ministre de l'intérieur, débutant par " Très cher Charlie". Chargé d'envoyer ce courrier, avec d'autres, après les drames de Cheiry et Salvan, en 1994, Patrick Vuarnet, qui appartenait à l'OTS, n'en a rien dit à son père, Jean, ancien champion olympique de ski. Il ne s'est confié qu'à sa mère, Edith, disciple comme lui de la secte, avec laquelle il mourra l'année suivante dans le Vercors. Quatre ans plus tard, l'enquête du juge Fontaine ne parviendra à cibler qu'un seul prévenu : Michel Tabachnik, 62 ans, dont l'ex-épouse a péri à Cheiry. Ce chef d'orchestre réputé, ami de Boulez et de Xenakis, est accusé d'être l'auteur des "Archées", textes initiatiques de l'OTS, d'avoir appartenu à sa hiérarchie et, surtout, d'avoir donné, samedi 24 septembre 1994 à Avignon, une conférence annonçant la fin programmée de l'Ordre, dix jours avant les "transits" en Suisse.

En avril 2001, il est finalement renvoyé devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour "participation à une association de malfaiteurs". Mais les magistrats, incapables d'établir que ses écrits hermétiques s'inscrivaient dans une volonté homicide, prononcent sa relaxe.

Le parquet ayant contesté leur décision, Michel Tabachnik comparaîtra à nouveau, le 2 octobre 2006, devant la cour d'appel de Grenoble. Il est à craindre, plus de dix ans après les faits, que ce second procès n'apporte rien d'inédit.

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Canada : Eglise internationale du Christ

Une juge décidera vendredi si Nathalie Gettliffe peut être libérée sous caution

Presse Canadienne, 16 août 2006

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Une juge décidera d'ici quelques jours si une femme accusée d'avoir enlevés ses deux enfants pour se réfugier avec eux en France sera remise en liberté en attendant son procès.

La juge Heather Holmes, de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, décidera vendredi si elle remet ou non en liberté sous caution Nathalie Gettliffe.

Mme Gettliffe, âgée de 35 ans, avait quitté le Canada en 2001 avec ses deux enfants, afin, selon elle, de les soustraire à l'influence de leur père, Scott Grant, qui fréquente "l'Eglise internationale du Christ", répertoriée comme une secte en France mais pas au Canada.

Après de multiples rebondissements et des tentatives de médiation dans cette affaire complexe de garde d'enfants, Nathalie Gettliffe, enceinte, s'était rendue au Canada le 10 avril dernier dans le cadre, selon elle, d'une médiation internationale avec son ex-mari.

Le 11 avril, cette professeure d'anglais à l'université Lyon-II, avait été arrêtée à Vancouver pour le non-respect d'une décision de garde prise en 2001 par la justice canadienne.

Les deux enfants Maximilien, 12 ans, et Joséphine, 11 ans ont été remis à leur père en juin.

Mme Gettliffe doit être jugée à l'automne et risque jusqu'à 10 ans de prison.


Canada : Dahn Yoga

Une école de Yoga associée à une secte

Corus, 17 août 2006 par Marie-Claude Veillette

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Une école de yoga, associée à une organisation dénoncée comme étant une secte, a ouvert ses portes, rue Sherbrooke Ouest, à Montréal.

Le centre HSP, où on enseigne le dahn yoga, une technique très controversée aux États-Unis, compte déjà 50 abonnées à Montréal.

L'affaire inquiète, d'autant plus qu'une adepte est morte dans des circonstances nébuleuses lors d'un atelier donné en Arizona.

Si la police a conclu à une mort accidentelle par déshydratation, la famille a intenté une poursuite de 84 millions $ contre l'entreprise qualifiée de «secte autoritaire coréenne» par plusieurs spécialistes de la question.

Plusieurs médias américains rapportent que deux poursuites sont en cours contre l'organisation et que plusieurs membres se sont plaints des techniques de vente sous pression.

Info-secte Montréal a déjà reçu une plainte d'une femme ayant fréquenté un de leurs centres en Ontario.


France : Scientologie

A Château Rouge, les scientologues font mouche avec la drogue

Le Parisien , 17 août 2006 par Samuel Duhamel

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Campagne contre la toxicomanie - A Château-Rouge, les scientologues font mouche avec la drogue

Quarante signatures en un peu plus d'une heure : l'opération séduction de l'Eglise de scientologie a
une fois de plus atteint son but hier matin à Château-Rouge. Casquette blanche sur la tête, tee-shirt portant l'inscription « Non à la drogue, oui à la vie ! », moustache grisonnante, Jean-Claude distribue avec enthousiasme aux passants ses petits livrets pédagogiques et ludiques sur les méfaits du cannabis et autre ecstasy. Le message des scientologues est on ne peut plus simple : la drogue nuit à la vie... Rien que de très consensuel dans ce quartier africain du XVIIIe miné par le crack et l'héroïne.

Du coup, malgré l'étiquette de
secte qu'ils portent depuis le rapport de la commission parlementaire de décembre 1995, les adeptes de Ron Hubbard font mouche parmi les passants de Château-Rouge : « Savoir qui distribue ces fascicules ne m'intéresse pas, affirme Amadou en signant la pétition des Ambassadeurs pour une France sans drogue . Ce que je retiens, c'est la lutte menée contre les comportements addictifs. C'est ça le plus important. »

Aymé, un père de famille du quartier, n'en peut plus de voir ses enfants évoluer au milieu des toxicomanes :
« Qui peut critiquer une action qui vise à dénoncer les drogues ? Notre quartier est infesté de toxicomanes et de dealers. On ne peut plus tolérer cela. La scientologie est diabolisée dans les médias ou par les politiques, mais, sur le terrain, les scientologues agissent de manière responsable. »
« Qui peut critiquer une telle action ? »


Une « responsabilité » qui ne convainc guère les spécialistes de la Mission interministérielle de
lutte contre la drogue (Milt) : « Les scientologues ont beau transmettre des informations contre
la drogue depuis plusieurs années, nous ne pouvons pas cautionner leurs actions. Cette association
reste une organisation sectaire. »


Outre la dénonciation des méfaits des drogues, Jean-Claude, Marie-Claire et Alain ont un autre cheval de bataille : ils accusent le ministère de l'Education nationale, à qui les scientologues envoient régulièrement leurs pétitions, de rester passifs.

« Les pouvoirs publics ne se sont jamais occupés du problème des drogues chez les jeunes »,
tranche Alain Tizioli, le responsable de la communication à l'Eglise de scientologie de Paris.
Une accusation de laxisme qui scandalise le ministère, précisant que, depuis la rentrée 2005, des
comités d'éducation à la santé se sont constitués dans les collèges et les lycées et que des
guides antidrogue sont distribués aux élèves. « Nous n'avons pas attendu l'Eglise de scientologie
pour agir, s'agace-t-on Rue de Grenelle. Leurs actions ne nous intéressent pas : nous ne lisons
ni leurs courriers ni leurs pétitions. »
En attendant, les scientologues continuent de prodiguer
la bonne parole : mercredi prochain, ils seront à nouveau à Château-Rouge pour distribuer leurs
petits livrets.


Japon : Aum

Condamanation à la peine capitale confirmée

Nouve Obs, 18 août 2006

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Japon: Condamnation à la peine capitale confirmée en appel pour un chimiste de la secte Aoum

TOKYO (AP) - La Haute Cour de Tokyo a confirmé vendredi en appel la condamnation à la peine capitale pronconcée l'encontre d'un chimiste responsable de la fabrication du gaz sarin, utilisé par la secte Aoum lors de l'attaque dans le métro de Tokyo en 1995 qui avait fait 12 morts et des milliers d'intoxiqués.

Le tribunal de Tokyo a rejeté l'appel de Masami Tschuya, qui était devenu en janvier 2004 11e membre de la secte Aoum condamnée à la peine capitale pour sa participation à l'attaque.

Les procureurs ont déclaré que sa responsabilité n'était secondaire que par rapport à celle du gourou de la secte, Shoko Asahara, lui-même condamné à la peine capitale en février 2004.


Allemagne : Actualités diverses

Le curé faisait sonner les cloches pour perturber une manifestation néonazie

AFP, 18 août 2006

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BERLIN - Un curé bavarois avait fait retentir les cloches de son église lors d'une manifestation du parti néonazi NPD: il doit répondre devant la justice de perturbation d'une manifestation
autorisée, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Quand les militants d'extrême droite ont voulu tenir sur la place du marché de la petite ville de Miltenberg (Bavière) leur manifestation, ils ont eu le désagrément d'entendre les cloches de l'église voisine sonner à toute
volée. Au bout de vingt minutes de vacarme, ils ont dû plier bagages.

Ils ne se sont pas pour autant avoués battus: ils ont porté plainte auprès du parquet d'Aschaffenburg qui a ouvert une enquête contre le prêtre, accusé d'avoir perturbé une manifestation autorisée.

Ernst Wich-Knoten, procureur de la République de cette ville, a expliqué que la loi ob